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VIème Congrès de la SAHA
  Le Mot du Président ..fédérer afin de mieux rassembler autour de l'hypertension artérielle
Pr. A. Berrah Président de la SAHA Un congrès national a pour vocation d'allier une synthèse des acquis et une réponse aux problèmes de la pratique quotidienne.
La sixième édition de celui de la SAHA réunit les différents professionnels impliqués dans la prise en charge de l'hypertension artérielle avec un enjeu de taille, son amélioration.
Plus de dix conférences d'actualité, deux ateliers interactifs, cinquante quatre com-munications orales et affichées, cinq symposiums satellites, une assemblée générale et un dîner débat, traduisent une fois de plus la vigueur et la bonne santé de notre société et viennent compléter le tour d'horizon qui devrait stimuler l'ensemble des participants à jeter un autre regard sur l'hypertension artérielle.
Convaincue que les efforts de communication et de dialogue doivent être renforcés, la SAHA s'est assigné de nouvelles perspectives et défini de nouvelles taches. La formation médicale est ainsi au centre de nos préoccupations avec la volonté de la faire évoluer afin de l'adapter aux voeux des praticiens pour mieux répondre à leurs attentes.
La SAHA ne jouerait pas complètement son rôle, si elle ne s'investissait pas avec détermination dans l'élaboration de supports pédagogiques qui ciblent le praticien et son patient pour arriver aux recommandations algériennes sur la prise en charge de l'hypertension artérielle.
Une autre perspective est la création d'une bourse d'étude et de recherche SAHA, du plus offrant au plus méritant, pour accompagner un jeune médecin spécialiste ou généraliste.
Le partenariat avec les autres sociétés nationales et internationales de l'hypertension artérielles existe. Il est appelé à prendre de l'essor avec la participation acquise de la SAHA aux master classes de la SFHTA et la célébration de la journée mondiale le 14 mai sous l'égide de la Société internationale de l'Hypertension Artérielle.
Du fait du nombre et de la densité des journées dédiées à l'hypertension, les membres de la SAHA sont devenus de grands pérégrinants avec de nombreux projets et des perspectives louables qui ne verront le jour qu'avec vous, pour le plus grand bien de nos patients.
Une mention particulière, enfin, pour nos partenaires de l'industrie pharmaceutique dont l'engagement exemplaire traduit leur foi en la SAHA.
Je suis heureux de l'occasion qui m'est offerte d'affirmer la mienne pour fédérer afin de mieux rassembler autour de l'hypertension artérielle.
 Consulter le Programme du VIème Congrès de la SAHA >>>

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 | Les 2 dernières nouvelles |  |
L’hypertension artérielle, ce mal silencieux
- par SAHA
le 05/04/2008 @ 17:24
L’hypertension artérielle, ce mal silencieu xLa maladie de toutes les complications El Watan du 30/04/2008
Dans la majorité des cas, les causes de l’HTA restent inconnues. En revanche, certains facteurs peuvent favoriser son apparition : la sédentarité, l’âge, l’hérédité, le tabagisme, une mauvaise alimentation. Les études nationales réalisées ces dernières années ont montré que plus d’un quart de la population est hypertendue. La dernière enquête nationale Tahina, réalisée par l’Institut national de santé publique (INSP), a révélé que l’HTA est fréquente chez les femmes avec un taux de 18,60% chez les personnes âgées entre 60-70 ans et dans le Sud, 19,02%. Concernant la prévalence, l’étude a montré qu’elle est de 24,93%. Elle est plus élevée chez les femmes (28,45%) âgées entre 60-70 ans, en milieu urbain (25,96%) et dans le Tell (25,34%). Les cas d’HTA dépistés sont des hypertendus méconnus chez lesquels il a été retrouvé au moment de l’enquête une tension artérielle supérieure ou égale à 140/90 mmHg. Les résultats de l’enquête ont également révélé que c’est dans le Sud que la fréquence de l’HTA dépistée est la plus élevée (10,10%), suivie du Tell (8,60%) et des Hauts-Plateaux (8,57%). La pathologie est aujourd’hui d’actualité en raison du nombre de personnes atteintes et les complications dont sont victimes les patients. Une pathologie qui sera d’ailleurs au centre des débats les 5 et 6 avril prochain dans le cadre du 6e Congrès de la Société algérienne de l’hypertension artérielle (SAHA) qui se tiendra à l’hôtel El Aurassi. 300 médecins généralistes viendront de toutes les régions du pays afin de prendre part à ce congrès scientifique. Des sommités nationales et internationales présenteront les actualités en matière de traitement et de prise en charge de cette maladie du siècle, à laquelle sont confrontés en premier ligne ces médecins généralistes. Il est retenu au programme 13 conférences, 5 symposiums et des ateliers interactifs. Des études sur le diabète et l’HTA seront également présentées. Djamila Kourta ... / ... 
L’hypertension artérielle, ce mal silencieu xLa maladie de toutes les complications El Watan du 30/04/2008
Dans la majorité des cas, les causes de l’HTA restent inconnues. En revanche, certains facteurs peuvent favoriser son apparition : la sédentarité, l’âge, l’hérédité, le tabagisme, une mauvaise alimentation. Les études nationales réalisées ces dernières années ont montré que plus d’un quart de la population est hypertendue. La dernière enquête nationale Tahina, réalisée par l’Institut national de santé publique (INSP), a révélé que l’HTA est fréquente chez les femmes avec un taux de 18,60% chez les personnes âgées entre 60-70 ans et dans le Sud, 19,02%. Concernant la prévalence, l’étude a montré qu’elle est de 24,93%. Elle est plus élevée chez les femmes (28,45%) âgées entre 60-70 ans, en milieu urbain (25,96%) et dans le Tell (25,34%). Les cas d’HTA dépistés sont des hypertendus méconnus chez lesquels il a été retrouvé au moment de l’enquête une tension artérielle supérieure ou égale à 140/90 mmHg. Les résultats de l’enquête ont également révélé que c’est dans le Sud que la fréquence de l’HTA dépistée est la plus élevée (10,10%), suivie du Tell (8,60%) et des Hauts-Plateaux (8,57%). La pathologie est aujourd’hui d’actualité en raison du nombre de personnes atteintes et les complications dont sont victimes les patients. Une pathologie qui sera d’ailleurs au centre des débats les 5 et 6 avril prochain dans le cadre du 6e Congrès de la Société algérienne de l’hypertension artérielle (SAHA) qui se tiendra à l’hôtel El Aurassi. 300 médecins généralistes viendront de toutes les régions du pays afin de prendre part à ce congrès scientifique. Des sommités nationales et internationales présenteront les actualités en matière de traitement et de prise en charge de cette maladie du siècle, à laquelle sont confrontés en premier ligne ces médecins généralistes. Il est retenu au programme 13 conférences, 5 symposiums et des ateliers interactifs. Des études sur le diabète et l’HTA seront également présentées. Djamila Kourta 
L’hypertension artérielle est sous-diagnostiquée et souvent mal traitée
- par SAHA
le 05/04/2008 @ 17:18
Pr Abdelkrim Berrah. Président de la Société algérienne de l’hypertension artérielle (SAHA), chef de service de médecine interne à l’hôpital de Bab El Oued
« L’hypertension artérielle est sous-diagnostiquée et souvent mal traitée »
El Watan du 30/04/2008
Le président de la Société algérienne de l’hypertension artérielle (SAHA), le Pr Abdelkrim Berrah, met l’accent dans cet entretien sur la prévention contre l’hypertension artérielle dès le jeune âge. La lutte contre le tabagisme, la sédentarité et la mauvaise hygiène alimentaire constitue selon lui, la clé pour éviter cette maladie.
L’HTA est aujourd’hui un problème de santé publique. Quelle est la situation épidémiologique en Algérie ?
Votre question me rappelle un éditorial récent dans une prestigieuse revue qui parle de chronique d’une épidémie annoncée d’hypertension artérielle et, par conséquent, une augmentation notable des affections cardiovasculaires et des décès. Seulement voilà, il n’y a pas longtemps, on pensait que cette situation était l’apanage des sociétés dites industrialisées avec leur lot d’excès, d’abondance et de stress. Il n’en est rien, puisque dans ces pays la tendance est à la stabilisation, voire même la diminution de la prévalence de l’HTA, sauf pour les sujets âgés, du fait de mesures institutionnalisées de sensibilisation à l’échelle de l’individu et de la société (politique anti-tabac, promotion de l’activité physique, réduction de la teneur en sel et en sucre des produits de large consommation…). Dans les pays émergents comme l’Algérie, la situation est inquiétante avec, en moyenne, 1 Algérien sur 3 est hypertendu dans la tranche des plus de 40 ans, et ce ratio augmente sensiblement avec l’âge. Cette prévalence est retrouvée à quelques décimales près dans les autres pays du Maghreb, alors qu’au Moyen-Orient, le constat est plus dramatique. Dans 15 à 20 ans par contre, si des mesures idoines ne sont pas instituées, selon un modèle de calcul assez complexe que vous avez déjà noté dans votre papier sur le diabète, le nombre d’hypertendus va être multiplié par un coefficient important.
Quel est l’impact de toutes les recommandations faites jusque-là sur la prise en charge ?
Les recommandations pour le dépistage et la prise en charge de l’hypertension artérielle sont nombreuses. Elles sont le fruit d’experts, reviewers et rédacteurs rompus à cette tâche .Certaines recommandations sont plus attendues que d’autres, comme les recommandations américaines, européennes, britanniques ou canadiennes. Les nouvelles recommandations américaines, qui devaient être annoncées cette année, ont été reportées à 2009, parce que les recommandations européennes se sont distinguées par une attention particulière sur la prise en charge globale de tous les facteurs de risque cardiovasculaires que les Américains jugent trop emphatiques. En fait, les recommandations ne sont utiles que si elles sont suivies. Malheureusement, elles ne le sont pas toujours pour juger de leur impact réel. Les études qui comparent les prises en charge des patients, en adéquation ou non aux recommandations, montrent un bénéfice incontestable à suivre les recommandations Qu’en est-il de la prise en charge et des nouveautés thérapeutiques ? L’hypertension artérielle est une situation simple et complexe à la fois ; simple parce qu’elle est de diagnostic aisé, à condition de respecter certaines règles ; complexe parce qu’elle est redoutable, compte tenu des complications cardiovasculaires ; mais l’hypertension artérielle est surtout est sous-diagnostiquée, sous-traitée et souvent mal traitée. Nous disposons pourtant de nombreux moyens qui on fait la preuve de leur efficacité, tant du point de vue non pharmacologique (hygiène de vie, régime…) que médicamenteux. Ce qui est nouveau sans l’être vraiment, c’est l’abondance des preuves irréfutables du bénéfice des mesures générales non pharmacologiques ; c’est-à-dire bouger et manger moins, mais mieux, d’une part, et ne pas hésiter à associer plusieurs médicaments antihypertenseurs si les objectifs tensionnels ne sont pas atteints, d’autre part. C’est d’ailleurs le label du 6e Congrès de la Société algérienne d’hypertension artérielle qui aura lieu les 5 et 6 avril prochain.
Quelles sont les perspectives pour lutter contre l’hypertension artérielle ?
Les perspectives pour l’hypertension artérielle, c’est d’abord agir en amont dès l’enfance au sein de la cellule familiale et à l’école pour lutter contre les comportements à risque, comme le tabagisme, la sédentarité et la « malbouffe » . On peut ainsi réduire le risque cardiovasculaire à l’échelle du pays en diminuant le nombre d’obèses, de diabétiques, d’hypertendus… Ensuite, il faut lutter contre l’inertie thérapeutique qui est un nouveau concept qui stigmatise le manque d’engagement des médecins à atteindre à tout prix la cible tensionnelle. Enfin, il y a sur le marché de nouveaux produits qui agissent par d’autres mécanismes. Il y a même un vaccin en expérimentation. Comme il faut laisser du temps au temps, il faut prendre du recul avant de statuer sur ces nouveautés, car les médicaments disponibles actuellement permettent une prise en charge optimale de l’hypertension artérielle, à condition de les utiliser selon les bonnes pratiques de prescription.
Djamila Kourta ... / ... 
Pr Abdelkrim Berrah. Président de la Société algérienne de l’hypertension artérielle (SAHA), chef de service de médecine interne à l’hôpital de Bab El Oued
« L’hypertension artérielle est sous-diagnostiquée et souvent mal traitée »
El Watan du 30/04/2008
Le président de la Société algérienne de l’hypertension artérielle (SAHA), le Pr Abdelkrim Berrah, met l’accent dans cet entretien sur la prévention contre l’hypertension artérielle dès le jeune âge. La lutte contre le tabagisme, la sédentarité et la mauvaise hygiène alimentaire constitue selon lui, la clé pour éviter cette maladie.
L’HTA est aujourd’hui un problème de santé publique. Quelle est la situation épidémiologique en Algérie ?
Votre question me rappelle un éditorial récent dans une prestigieuse revue qui parle de chronique d’une épidémie annoncée d’hypertension artérielle et, par conséquent, une augmentation notable des affections cardiovasculaires et des décès. Seulement voilà, il n’y a pas longtemps, on pensait que cette situation était l’apanage des sociétés dites industrialisées avec leur lot d’excès, d’abondance et de stress. Il n’en est rien, puisque dans ces pays la tendance est à la stabilisation, voire même la diminution de la prévalence de l’HTA, sauf pour les sujets âgés, du fait de mesures institutionnalisées de sensibilisation à l’échelle de l’individu et de la société (politique anti-tabac, promotion de l’activité physique, réduction de la teneur en sel et en sucre des produits de large consommation…). Dans les pays émergents comme l’Algérie, la situation est inquiétante avec, en moyenne, 1 Algérien sur 3 est hypertendu dans la tranche des plus de 40 ans, et ce ratio augmente sensiblement avec l’âge. Cette prévalence est retrouvée à quelques décimales près dans les autres pays du Maghreb, alors qu’au Moyen-Orient, le constat est plus dramatique. Dans 15 à 20 ans par contre, si des mesures idoines ne sont pas instituées, selon un modèle de calcul assez complexe que vous avez déjà noté dans votre papier sur le diabète, le nombre d’hypertendus va être multiplié par un coefficient important.
Quel est l’impact de toutes les recommandations faites jusque-là sur la prise en charge ?
Les recommandations pour le dépistage et la prise en charge de l’hypertension artérielle sont nombreuses. Elles sont le fruit d’experts, reviewers et rédacteurs rompus à cette tâche .Certaines recommandations sont plus attendues que d’autres, comme les recommandations américaines, européennes, britanniques ou canadiennes. Les nouvelles recommandations américaines, qui devaient être annoncées cette année, ont été reportées à 2009, parce que les recommandations européennes se sont distinguées par une attention particulière sur la prise en charge globale de tous les facteurs de risque cardiovasculaires que les Américains jugent trop emphatiques. En fait, les recommandations ne sont utiles que si elles sont suivies. Malheureusement, elles ne le sont pas toujours pour juger de leur impact réel. Les études qui comparent les prises en charge des patients, en adéquation ou non aux recommandations, montrent un bénéfice incontestable à suivre les recommandations Qu’en est-il de la prise en charge et des nouveautés thérapeutiques ? L’hypertension artérielle est une situation simple et complexe à la fois ; simple parce qu’elle est de diagnostic aisé, à condition de respecter certaines règles ; complexe parce qu’elle est redoutable, compte tenu des complications cardiovasculaires ; mais l’hypertension artérielle est surtout est sous-diagnostiquée, sous-traitée et souvent mal traitée. Nous disposons pourtant de nombreux moyens qui on fait la preuve de leur efficacité, tant du point de vue non pharmacologique (hygiène de vie, régime…) que médicamenteux. Ce qui est nouveau sans l’être vraiment, c’est l’abondance des preuves irréfutables du bénéfice des mesures générales non pharmacologiques ; c’est-à-dire bouger et manger moins, mais mieux, d’une part, et ne pas hésiter à associer plusieurs médicaments antihypertenseurs si les objectifs tensionnels ne sont pas atteints, d’autre part. C’est d’ailleurs le label du 6e Congrès de la Société algérienne d’hypertension artérielle qui aura lieu les 5 et 6 avril prochain.
Quelles sont les perspectives pour lutter contre l’hypertension artérielle ?
Les perspectives pour l’hypertension artérielle, c’est d’abord agir en amont dès l’enfance au sein de la cellule familiale et à l’école pour lutter contre les comportements à risque, comme le tabagisme, la sédentarité et la « malbouffe » . On peut ainsi réduire le risque cardiovasculaire à l’échelle du pays en diminuant le nombre d’obèses, de diabétiques, d’hypertendus… Ensuite, il faut lutter contre l’inertie thérapeutique qui est un nouveau concept qui stigmatise le manque d’engagement des médecins à atteindre à tout prix la cible tensionnelle. Enfin, il y a sur le marché de nouveaux produits qui agissent par d’autres mécanismes. Il y a même un vaccin en expérimentation. Comme il faut laisser du temps au temps, il faut prendre du recul avant de statuer sur ces nouveautés, car les médicaments disponibles actuellement permettent une prise en charge optimale de l’hypertension artérielle, à condition de les utiliser selon les bonnes pratiques de prescription.
Djamila Kourta 
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